Walt Disney, Silly Symphony – Merbabies 1934
Musique: Camille Saint-Saëns – Aquarium
Technique: Black art, soie blanche

Les Bébés de l’océan est un court métrage d’animation américain de la série des Silly Symphonies, coréalisé par Rudolf Ising et Vernon Stallings, produit par l’Harman-Ising Studio pour Walt Disney, sorti le 9 décembre 1938. L’histoire est une suite océanique de Bébés d’eau (1935).
Les Silly Symphonies sont une série de courts métrages animés produits entre 1929 et 1939 par les studios Disney. Chacun des courts métrages est une Silly Symphony.

Contrairement aux dessins animés mettant en scène Mickey Mouse, Donald Duck, Dingo ou encore Pluto, les Silly Symphonies n’ont pas de personnages récurrents à quelques exceptions près, comme Les Trois Petits Cochons, Le Lièvre et la Tortue et certains courts avec Pluto. Les histoires prennent principalement leurs sources dans les contes populaires européens et américains.
La paternité des Silly Symphonies est souvent attribuée au compositeur Carl W. Stalling engagé par les studios Disney pour réaliser les bandes sonores de deux des premiers films de Mickey Mouse, Plane Crazy et The Gallopin’ Gaucho. Stalling était une connaissance de Walt Disney lorsqu’il travaillait dans le studio Kansas City Film Ad Company à Kansas City au début des années 1920.
L’idée de ce film se transforme rapidement en une série dans l’esprit de Walt Disney, série qui permettait de s’affranchir d’un héros récurrent..

La principale particularité associable à la série est la qualité des réalisations, que ce soit l’animation, la musique ou le scénario. Russell Merritt et J.B. Kaufman, spécialistes du monde de Walt Disney et auteurs de plusieurs ouvrages de référence, assimilent les Silly Symphonies à la collection « haute couture » des studios Disney. C’est en quelque sorte le fil conducteur de la série. La critique est semble-t-il unanime sur la qualité des Silly Symphonies, comme l’atteste la fiche consacrée à la série de La Revue du cinéma : « Comme la danse, la musique, la poésie, les Silly Symphonies ne se racontent pas. Ce n’est que rythmes, floraison de prodiges, tout un monde merveilleux qui ne vit que de gestes, de bonds joyeux… »
En raison de cette qualité, la série a reçu un Oscar du meilleur court-métrage d’animation à chaque cérémonie entre 1932 et 1939, année de l’arrêt de la série officielle.

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